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« Je préfère l'immobilier. »
« Je ne veux pas prendre de risque en Bourse. »
« Je préfère garder mon argent disponible. »
Ces phrases résonnent souvent dans les conversations sur la gestion de patrimoine. Elles traduisent des préférences bien ancrées, des convictions personnelles, parfois des peurs. Mais si le vrai problème n’était pas de devoir choisir entre ces options ?
Un patrimoine bien construit ne repose pas sur un seul type d’actif. Il s’agit plutôt d’une allocation cohérente, adaptée aux objectifs et à la situation de son propriétaire.
Il est naturel d’avoir une préférence pour un type d’actif.
Certains trouvent dans l’immobilier une forme de sécurité. Ils voient, touchent leur bien, perçoivent un revenu locatif. Cette proximité rassure.
D’autres privilégient les marchés financiers. La liquidité, la diversité des secteurs et des zones géographiques, le potentiel de croissance les attirent.
Enfin, certains préfèrent garder des liquidités. La disponibilité immédiate de l’argent offre un sentiment de contrôle et de sécurité face aux imprévus.
Aucune de ces préférences n’est mauvaise en soi.
Le problème survient quand cette préférence devient une règle absolue.
Par exemple, une personne peut posséder plusieurs appartements, une résidence secondaire, des parts de SCI. Elle pense être diversifiée. Pourtant, si tout ce patrimoine dépend de l’immobilier, souvent dans une même région, la diversification réelle est faible.
Ce biais peut limiter la capacité à faire face à différents risques.
La diversification ne se mesure pas au nombre d’actifs détenus. Il faut regarder les risques auxquels le patrimoine est réellement exposé.
Un patrimoine peut donner l’impression d’être diversifié sans l’être réellement.
Détenir plusieurs biens immobiliers ne change pas le fait que l’essentiel du patrimoine reste exposé à l’immobilier. De la même manière, multiplier les actions peut conduire à une concentration sur un même secteur, une même zone géographique ou quelques entreprises.
Même chose pour les liquidités : avoir plusieurs comptes bancaires ne constitue pas une diversification en soi. C’est toujours du cash.
Conserver une part importante de liquidités peut bien sûr être pertinent pour faire face aux imprévus ou saisir des opportunités. Mais sur le long terme, elles restent exposées à l’érosion du pouvoir d’achat.
La véritable diversification ne consiste donc pas à multiplier les lignes ou les supports. Elle consiste à faire jouer à chaque classe d’actifs un rôle différent dans l’équilibre global du patrimoine.

Elles servent à conserver une réserve disponible. Elles permettent de faire face aux imprévus, de financer des projets à court ou moyen terme.
Mais une trésorerie trop importante peut avoir un coût d’opportunité. L’argent non investi perd de sa valeur face à l’inflation.
L’immobilier répond à plusieurs objectifs : générer des revenus, constituer un patrimoine tangible, diversifier, investir sur le long terme.
Il présente aussi des contraintes : manque relatif de liquidité, coûts d’entretien, fiscalité, concentration géographique, risques liés au financement.
Ils offrent un accès à une grande diversité d’entreprises, secteurs et zones géographiques.
Ils sont plus liquides, mais plus volatils. Ils demandent un horizon d’investissement adapté et une capacité à accepter les fluctuations.
Ces actifs ne remplissent pas exactement la même fonction.
Il n’est donc pas pertinent de les opposer.
Avant de choisir entre immobilier, actions ou autre chose, il y a une question beaucoup plus simple à se poser :
Qu’est-ce qu’on attend réellement de son patrimoine ?
Avoir de l’argent disponible pour un projet dans deux ans n’implique pas les mêmes choix que de placer un capital dont on n’aura pas besoin avant dix ou quinze ans.
De la même façon, quelqu’un qui tire déjà l’essentiel de ses revenus de son entreprise n’a peut-être pas intérêt à prendre les mêmes risques avec son patrimoine personnel.
Il faut aussi regarder ce qui est déjà là : Beaucoup d’immobilier, des liquidités importantes, des participations dans l’entreprise…
Tout cela compte dans l’équilibre d’ensemble.
Au fond, la question n’est pas vraiment de savoir quel placement est le meilleur .
C’est de savoir quel rôle on veut donner à chaque partie de son patrimoine.
C’est à partir de là que les choix d’investissement deviennent cohérents.

Imaginons un chef d’entreprise qui souhaite préparer sa retraite tout en gardant une réserve pour ses projets familiaux.
Il possède déjà une résidence principale et quelques biens immobiliers locatifs dans sa région.
Il souhaite générer un revenu complémentaire, mais aussi garder une partie de son patrimoine disponible pour financer les études de ses enfants et un projet de voyage.
Voici comment il pourrait structurer son patrimoine :
Liquidités : une réserve équivalente à 12 mois de dépenses courantes, pour faire face aux imprévus et financer les projets à court terme.
Immobilier : conserver ses biens locatifs pour un revenu régulier, mais éviter de concentrer tout son patrimoine dans une seule zone géographique.
Actions et marchés financiers : investir dans des fonds diversifiés, adaptés à son horizon de retraite, pour profiter du potentiel de croissance à long terme.
Cette allocation répond à ses objectifs, équilibre les risques et les liquidités.

Construire un patrimoine ne consiste pas à choisir un actif préféré, mais à composer un ensemble cohérent.
Chaque classe d’actifs a sa place, selon les objectifs, le temps, la tolérance au risque et la situation personnelle.
Cette réflexion dépasse la simple opposition entre immobilier, actions et liquidités.
Elle invite à une gestion sur mesure, adaptée à chaque profil.
Pour aller plus loin, il est utile de s’appuyer sur un partenaire indépendant qui accompagne dans cette démarche globale, au-delà des chiffres, en intégrant la transmission des valeurs et l’impact sociétal.

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